COTON - IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT

Le coton

Est la matière naturelle végétale la plus produite au monde. Il peut être cultivé selon deux modes d'agriculture, conventionnelle ou biologique, ce qui détermine son impact environnemental.

De la semence de la graine à la récolte de la fleur, le coton bio est cultivé sans pesticides, insecticides ou engrais chimiques, et sans OGM. Les producteurs utilisent des engrais et insecticides naturels, qui ne nuisent pas aux écosystèmes environnants, n'épuisent pas les sols, et ne sont pas toxiques pour les hommes qui travaillent sur la chaîne de production. Le coton biologique permet également d'économiser énormément d'eau par rapport au coton conventionnel.

Aujourd’hui, une infime partie de la production mondiale de coton est certifiée biologique. En effet, le coton biologique représente environ 1% de la quantité totale de coton produite dans le monde.

Impact sur l’environnement

Il faut 3750 litres d'eau pour fabriquer un t-shirt en coton conventionnel, ou l'équivalent de 63 douches alors qu’un t-shirt en coton bio nécessite 100 litres d’eau ou l’équivalent d’une douche et demi.
Sa culture est grandement moins gourmande en eau, pour plusieurs raisons :

·         Les sols biologiques retiennent mieux l'eau et l'humidité car ils contiennent plus de matière organique. Le plant de coton nécessite donc moins d'irrigation extérieure pour subvenir à ses besoins en eau. A noter également que des méthodes d’irrigation artisanales sont mis en place par les agriculteurs pour limiter au maximum la consommation d’eau.

·         Les intrants et produits toxiques utilisés dans la culture du coton conventionnel requièrent une certaine quantité d'eau pour être dilués, ce qui n'est pas le cas pour le coton bio.

Cultivés sans pesticides et OGM, les plants de coton biologiques permettent ainsi de préserver la santé des travailleurs. La culture du coton bio privilégie une production de qualité et réalisé dans des conditions décentes pour les cultivateurs, producteurs et ouvriers. Elle s'inscrit dans le commerce équitable qui est le pilier d’une économie respectueuse des droits économiques, sociaux culturels et environnementaux.

Sa fibre est blanchie à l'eau oxygénée et non au chlore comme c’est le cas pour le coton conventionnel. Les teintures sont réalisées sans métaux lourds ou autres substances cancérigènes.
Plus douce et plus souple, la fibre de coton bio est plus épaisse et anallergique.

Oui mais…

Malgré les nombreux bienfaits du coton biologique que nous venons de citer, il possède quelques inconvénients.

L’impact du transport sur l’environnement

Le coton, même biologique, est très souvent cultivé sur le continent asiatique pour une question de climat (L’Inde étant le pays le plus producteur avec 60 000 tonnes en 2016/2017, soit 1/3 de la production mondiale). Le coton doit donc être transporté jusqu’à chez nous en Europe, soit sous forme brut, soit sous forme de vêtements après avoir été filé et confectionné ailleurs, très souvent en Chine. Tous ces transports produisent des gaz à effet de serre. Pour pallier ce problème, du coton biologique est cultivé dans des pays européens comme la Grèce ou la France, mais la production n’est pas suffisante à ce jour pour répondre à la forte demande européenne de coton.

L’impact des rendements et du commerce équitable sur le prix

Les rendements de la culture du coton biologique sont nettement inférieurs que ceux de la culture du coton classique pour la même surface. Ce n’est pas un secret, les pesticides permettent des rendements plus importants, alors que le coton bio pousse naturellement. De plus, le coton biologique suit les règles du commerce équitable, ce qui permet aux agriculteurs d’être mieux rémunérer. Ces raisons ont un impact sur le prix qui est forcément plus élevé qu’un textile conçu en coton traditionnel.

L’impact de la culture du coton sur les réserves en eau

Malgré que la culture de coton biologique nécessite l’utilisation de beaucoup moins d’eau que la culture de coton traditionnel, le coton bio reste tout de même gourmand en eau.
Il faut être conscient que la quantité d’eau sur la planète diminue, et qu’un jour nous ferons face à un déficit en eau. Il est donc important de mieux consommer et de tendre vers une mode plus éthique et éco-responsable.


Acheter moins mais mieux

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