LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

INTRODUCTION

Le réchauffement climatique est dû aux émissions disproportionnées de gaz à effet de serre. Ces émissions surpassent la capacité d’absorption des océans et des écosystèmes et élèvent ainsi l’effet de serre qui garde la chaleur à la surface de la terre. Cela engendre l’augmentation des températures moyennes, des océans et de l’air, au fil des années.

Selon le GIEC, il est "extrêmement probable" (à 95%) que l’Homme soit à l’origine de l’élévation des températures rapporté depuis 1950 de par l’impact de ses activités sur l’émanation des gaz à effet de serre.

Pour en savoir plus l’effet de serre vous pouvez vous référer à notre article traitant de ce sujet.

LE GROUPE D’EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L’ÉVOLUTION DU CLIMAT (GIEC)

Le GIEC a été créé en 1988 par deux institutions des Nations unies (ONU) : l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Cet organisme intergouvernemental est ouvert à tous les pays membres de ces deux organisations. Au total 195 pays en sont membres, soit 98% des pays reconnus par l’ONU.

La principale mission du GIEC consiste à évaluer l’état des connaissances les plus avancées relatives au changement climatique. La compréhension des travaux scientifiques sur le changement climatique causé par l’homme doit permettre d’en évaluer les conséquences et de songer à des stratégies d’adaptation et d’atténuation.

De son travail en ressort fréquemment des rapports d’évaluations, des rapports méthodologiques ou encore des documents techniques. Ces rapports ne doivent pas prescrire de choix de nature politique mais plutôt des "résumés à l’intention des décideurs".

La production du GIEC constitue l’apport scientifique alimentant les négociations internationales sur le climat. Lors des négociations internationales, le GIEC a le statut d’observateur.

L’ÉVOLUTION DES TEMPERATURES

Passée

Le réchauffement n’est pas un phénomène continu car d’une année à l’autre l’évolution peut être positive ou négative.

Néanmoins, durant les trente dernières années, chaque décennie a été incontestablement plus chaude que la précédente.

La température moyenne mondiale (terre et océans) a augmenté de 0,85°C entre 1880 et 2020.

 Graphique écart des températures en 40 ans Globe Lovers

Future

Les dernières perspectives du GIEC sont que la hausse des températures pourrait être de 1,6 à 4,5 °C supplémentaires d’ici 2100. Le delta entre 1,6° et 4,5° est causé par les différents scénarios d'émissions futures (environ 900 scénarios différents évalués).

Le point de non-retour serait atteint au-delà de 2° supplémentaires, ce qui engendrerait des conséquences irréversibles sur l’environnement. Par conséquent, lors de la COP15, les pays du monde entier se sont mis d’accord de ne pas excéder ce seuil. Pour respecter leur engagement, les pays doivent réduire fortement leurs émissions de gaz à effet de serre en passant notamment par une refonte et une amélioration rapide des systèmes de production et de consommation d’énergie. Pour atteindre cet objectif les émissions de gaz à effet de serre devront décroitre de 40 à 70% de 2010 à 2050 et atteindre un niveau quasi nul à la fin de XXIe siècle.

Malheureusement même si l’objectif de 0 émissions en 2100 est atteint le réchauffement devrait continuer par la suite : les océans ayant déjà stocké beaucoup de chaleur (90%), des puits de carbone sont à restaurer, et la durée de vie des gaz à effet de serre dans l'atmosphère est plus ou moins longue selon les gaz.

LES CONSÉQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Lors des dernières décennies, le changement climatique a agi sur les systèmes naturels et humains de tous les continents et sur tous les océans :

  • Évènements climatiques extrêmes : vagues de chaleur, sécheresses, inondations, cyclones et feux incontrôlés
  • Modification des schémas des précipitations (pluies plus intenses mais plus rares, fonte des neiges plus rapide, etc.)
  • Perturbation des systèmes hydrologiques (ruissellement, nappe phréatique, bassin versant, retenue, zone riveraine, etc.)
  • Atténuation de la qualité et de la quantité des ressources d’eau
  • Fonte des neiges et des glaces accrue
  • Diminution de l’enneigement des chaînes de montagnes
  • Diminution de la couverture neigeuse
  • Diminution de la calotte glacière (glacier d’eau douce) en Antarctique
  • Diminution de la surface des glaciers de montagne
  • Diminution de la surface de la banquise en Arctique
  • Augmentation du niveau des mers
  • Extinction massive d’espèces animales et végétales
  • Évolution de l’aire de répartition des espèces animales
  • Évolution des activités saisonnières (hibernation/migration) des espèces animales
  • Altération des populations animales
  • Altération des interactions entre les différentes espèces animales
  • Diminution du rendement des cultures (blé, maïs, riz, soja, etc.)
  • Rapide augmentation du prix des produits alimentaires et des céréales
  • Hausse du nombre de décès dus à la chaleur
  • Baisse de la mortalité due au froid
  • Hausse de la morbidité/mortalité
  • Modification de la répartition de certaines maladies liées à l’eau (schistosomiase, choléra, diarrhée, gale, hépatite A et E, malnutrition, onchocercose, trachome, typhoïdes, etc.) et de certains vecteurs de maladies (moustiques, mouches, tiques, bactéries, etc.)
  • Destruction d’habitations non adaptées
  • Altération de la santé mentale et du bien-être des humains

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